Cette œuvre est la propriété de l’église Notre-Dame de Bruges et est gérée par Musea Brugge.
Chef-d'œuvre flamand
D’après la légende, la riche veuve de Franciscus van Beversluys, Maria Magdalena van Westvelt, para un jour son chat de ses plus beaux bijoux. Un moment d’inattention, et l’animal prit la fuite, emportant avec lui une fortune d’or, de diamants et de perles. Maria Magdalena, affolée, promit à Dieu dans ses prières que, si elle récupérait le chat et les bijoux, elle offrirait un précieux ostensoir à l’église Notre-Dame de Bruges. Le chat et les bijoux ne tardèrent pas à réapparaître, et Maria Magdalena chargea l’orfèvre Laurens (Jan) Beaucourt de réaliser un ostensoir en forme de soleil rayonnant. Beaucourt fut payé 400 livres de Flandre pour ce faire et il reçut un nombre impressionnant de bijoux ainsi que huit figurines féminines émaillées à intégrer dans l’ostensoir. L’ostensoir est appelé depuis lors « de Katte van Beversluys ».
Mais cette histoire est-elle bien vraie ? Probablement pas. Elle est vraisemblablement liée à une interprétation erronée du nom de l’ostensoir. Difficile de dire d’où vient la confusion. En orfèvrerie, le mot français « chaton » (« katje » en néerlandais) désigne une sertissure dans laquelle une pierre précieuse vient s’enchâsser dans une monture en forme de couronne. Un chaton désigne par ailleurs aussi le symbole brodé d’un ordre de chevalerie, souvent en forme d’étoile ou de croix.